7 défauts de l'épidémiologie nutritionnelle
Titre vidéo : 7 défauts de l'épidémiologie nutritionnelle
Auteur : Professeur Bart Kay
Date : 25 avril 2021
Source : Regarder sur YouTube
Aperçu
Dans cette conférence, le professeur Bart Kay explique pourquoi il considère l'épidémiologie nutritionnelle comme une discipline défectueuse, « pseudo‑scientifique ». Son objectif principal est de démontrer pourquoi les études observationnelles ne peuvent pas établir de lien de causalité entre l'alimentation et les résultats de santé.
Problème central : association vs causalité
Bart insiste sur le fait que l'épidémiologie est strictement observationnelle. Il utilise l'analogie "crème glacée et attaques de requins" pour montrer que corrélation n'est pas causalité.
Les 7 erreurs invalidantes
1. Critères de sélection arbitraires
Les auteurs de méta‑analyses peuvent définir des règles arbitraires (par ex. uniquement les études en anglais, sexes spécifiques) pour exclure des études qui contredisent la conclusion souhaitée.
2. Biais de publication
Les revues scientifiques tendent à publier les études qui trouvent un effet et à ignorer celles qui n'en trouvent pas. Ce "file drawer effect" crée un consensus artificiel.
3. P‑hacking
Les chercheurs peuvent sur‑ ou sous‑échantillonner des points de données pour pousser les résultats sous le seuil p < 0,05.
4. Statistiques d'issue ajustées (régression multivariée)
Kay soutient que l'ajustement pour des "confounders" revient souvent à fabriquer des données. Il cite l'Adventist Health Study 2 comme exemple où les résultats ajustés contredisaient les observations brutes.
5. Risque relatif vs risque absolu
Les études rapportent souvent le "risque relatif" pour rendre les résultats plus impressionnants ; l'augmentation absolue peut être négligeable.
6. Langage causal pour des données non causales
Utiliser des termes comme "risque" ou "protection" est inapproprié pour des données observationnelles, car ils impliquent causalité non prouvée.
7. Extrapolation
Les études menées sur des populations âgées ou malades sont souvent extrapolées aux jeunes en bonne santé, où les résultats ne s'appliquent pas.
Conclusion
Bart Kay conclut que l'épidémiologie nutritionnelle a peu de valeur pour les décisions individuelles et doit être considérée avec scepticisme.
Pour qu'une étude soit pertinente pour la santé humaine, Kay exige généralement :
- Réalisée sur humains.
- In vivo (corps vivants, pas boîtes de Pétri).
- Contrôles expérimentaux (ECR).
- Mesure d'issues dures (mort/maladie).