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Qu'est-ce qui vous rend vraiment malade ? Dr. Paul Mason sur le rôle des champignons

· 4 minutes de lecture

Dans cette présentation de Low Carb Down Under, le Dr. Paul Mason explore un point aveugle médical important : la relation synergique entre les bactéries et les champignons. Il explique comment ces organismes coopèrent pour causer des maladies chroniques et pourquoi les traitements standards échouent souvent.

La connexion avec la toxicité en B6

Le Dr. Mason commence en abordant la « toxicité en B6 », notant que de nombreux patients présentent des niveaux élevés de vitamine B6 malgré le fait qu'ils ne prennent aucun complément. Il suggère que certaines bactéries intestinales, y compris Helicobacter pylori, peuvent synthétiser la B6 de novo dans l'intestin, que le corps absorbe ensuite. Des niveaux élevés de B6 en l'absence de supplémentation devraient être un signal pour rechercher une prolifération microbienne [00:00:50].

La synergie Candida/H. Pylori

Une raison majeure du échec des traitements antibiotiques standard pour H. pylori est sa relation avec le levure Candida albicans.

  • L'effet « Pac-Man » : des recherches suggèrent que Candida peut internaliser H. pylori, protégeant efficacement les bactéries des antibiotiques et du système immunitaire [00:01:51].
  • Adjoints antifongiques : ajouter des probiotiques à propriétés antifongiques ou des traitements antifongiques spécifiques peut significativement augmenter le taux de réussite de l'éradication de H. pylori [00:02:46].

Plaques dentaires et santé artérielle

La plaque dentaire est plus que de la nourriture minéralisée ; c'est un biofilm créé par une combinaison de bactéries et de champignons.

  • Propagation systémique : ces microbes peuvent entrer dans la circulation par des activités aussi simples que le brossage des dents [00:04:22].
  • Maladie cardiaque : l'analyse des artères malades retirées lors d'une opération montre que plus de 50 % sont infectées par des microbes. Des tests d'ADN ont révélé des infections fongiques chez environ 27 % de ces plaques, bien que les cultures standard les ignorent souvent [00:07:42].

La difficulté de diagnostic

Les champignons sont redoutables à diagnostiquer. Le Dr. Mason cite une étude où 96 % des patients souffrant de sinusite chronique ont été trouvés atteints d'infections fongiques lors de prélèvements tissulaires avancés, bien que les tests standards les ignorent habituellement [00:06:22].

Maladie auto-immune et « Mimicry moléculaire »

Le Dr. Mason soutient que les champignons sont un moteur principal des maladies auto-immunes.

  • Similitude génétique : les humains partagent environ 50 % de leur ADN avec les champignons (contre seulement 25 % avec les plantes), ce qui augmente le risque de « feux croisés » du système immunitaire [00:11:28].
  • Mimicry moléculaire : le système immunitaire attaque peut-être des antigènes fongiques qui ressemblent aux cellules humaines, entraînant des réponses immunitaires chroniques [00:10:53].
  • Influence alimentaire : les régimes cétogènes et carnivores sont efficaces parce qu'ils réduisent le « carburant » (sucre et glucides) sur lequel les champignons prolifèrent [00:09:12].

Traitement et disrupteurs de biofilm

Comme les biofilms protègent ces colonies, le Dr. Mason suggère d'intégrer des disrupteurs de biofilm en complément des traitements standard.

  • Suppléments : acide N-acétylcystéique (NAC), vitamine C, acide caprylique (huile MCT), et potentiellement nattokinase [00:12:42].
  • Soutien au cholestérol : certains antifongiques (azole) agissent en inhibant la synthèse de l'ergostérol (cholestérol fongique). Puisque cela peut également affecter la synthèse du cholestérol humain, le Dr. Mason conseille aux patients d'augmenter leur apport en cholestérol alimentaire pendant le traitement pour compenser [00:13:29].

Une étude de cas concrète

La session se termine par un témoignage d'un patient qui a échoué à plusieurs reprises dans les traitements « triple thérapie » pour H. pylori. Le succès a été obtenu uniquement après avoir ajouté du NAC, de la vitamine C et un médicament antifongique (Nilstat) au protocole, confirmant ainsi la théorie selon laquelle il est nécessaire de supprimer le bouclier fongique pour que les antibiotiques soient efficaces [00:15:14].