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Le mythe du glycogène : Redéfinir le paradigme du bodybuilding avec Dr. Nash Yosich

· 4 minutes de lecture

Dans cette épisode du podcast Plant-Free MD, le Dr. Anthony Chaffee s'assoit avec le bodybuilder professionnel et savant Dr. Nash Yosich pour démolir le stigmate persistant selon lequel les glucides sont essentiels pour les performances sportives de haut niveau et la hypertrophie musculaire.

La science des glucides "non essentiels"

Le mythe le plus répandu dans le monde du fitness est que sans alimentation riche en glucides, les réserves de glycogène resteront vides, entraînant un effondrement des performances. Le Dr. Yosich et le Dr. Chaffee clarifient la réalité physiologique :

  • Gluconéogenèse : Le foie est parfaitement capable de produire du glucose à partir de sources non glucidiques, spécifiquement les acides aminés (protéines) et le glycérol (le squelette des graisses) [00:04:13].
  • L'étude FASTER (2016) : Les recherches montrent que les athlètes adaptés au régime cétogène maintiennent les mêmes niveaux de glycogène que les athlètes à haute consommation de glucides avant et après une course de trois heures, prouvant que le "rechargement" avec du sucre est inutile pour le rétablissement [00:06:19].
  • Le chemin du glycérol : Pour chaque unité de graisse brûlée pour l'énergie, le corps produit naturellement un pourcentage spécifique de glucose/glycogène comme sous-produit, fournissant de l'énergie "sur demande" [00:18:32].

Construire des muscles sans le protocole du "monstre de masse"

Le bodybuilding moderne repose souvent sur l'insuline exogène pour "reduire" le glucose dans les cellules, nécessitant une consommation massive de glucides pour éviter l'hypoglycémie. Cependant, l'ère dorée des années 1970 racontait une histoire différente :

  • Le paradigme esthétique : Des légendes comme Serge Nubret et Frank Zane privilégiaient un entraînement à haute fréquence et un régime riche en protéines, avec une teneur moyenne en graisses, plutôt que l'approche "show de folie" du monstre de masse de nos jours [00:31:07].
  • Recherche sur l'hypertrophie : Les méta-analyses montrent que tant que l'apport en protéines est équilibré, il n'y a pas de différence dans l'hypertrophie musculaire entre les régimes cétogènes et glucidiques [00:39:09].
  • Barrières de glycation : Des études émergentes suggèrent que les produits finaux de glycation avancée (PFGA)**—causés par un taux élevé de sucre dans le sang—peuvent en fait entraver la croissance musculaire et endommager les tissus conjonctifs [00:39:29].

Bio-disponibilité : Vous êtes ce que vous absorbez

Le Dr. Yosich souligne que la consommation ne signifie pas l'absorption. Pour optimiser la synthèse des protéines :

  1. **Évitez les pics constants : Manger 6 à 7 petites portions de poulet et de riz crée des pics fréquents d'insuline qui peuvent gaspiller les acides aminés sous forme d'énergie plutôt que sous forme de blocs de construction [00:59:05].
  2. Libération lente : Consommer des protéines avec des matières grasses (comme du steak ou des œufs) ralentit la digestion, entraînant une libération soutenue des acides aminés dans la circulation sanguine [01:00:19].
  3. Réinitialisation hormonale : Permettre 5 à 6 heures entre les repas permet aux niveaux d'insuline de baisser, empêchant l'hyperinsulinémie et favorisant la santé métabolique [01:01:22].

Longévité et le "Bible" de la nutrition

À l'âge de 64 ans, le Dr. Yosich maintient un physique prêt pour la scène sans douleur articulaire ni blessure – un exploit qu'il attribue à l'évitement de la nature inflammatoire du "chargement glucidique" [01:07:12].

"Ce n'est pas de la magie ; c'est de la physiologie. Les humains se sont développés pour prospérer sur de la viande grasse, pas sur des poudres protéiques et des pâtes."

En privilégiant l'intégrité structurelle plutôt que le "bulking" de poids d'eau, les athlètes peuvent allonger leur carrière et maintenir leur indépendance jusqu'à leurs 80 et 90 ans.


Regardez l'interview complète ici : https://youtu.be/mom9zEQzgtk